| Une journée sans basket
Déjà, elles sont rares pendant la saison mais c'est souvent une ballade avec la famille et les amis. Dans la journée, hors week-end, ça devient ordinateur, DVD, pas trop de lecture, un petit peu de bricolage même si ce n'est pas trop mon truc.
Votre premier job
Manoeuvre dans le bâtiment à 16 ans. J'ai quitté l'école en seconde pour me consacrer totalement au basket et j'ai donc fait 4 mois dans une entreprise de bâtiment à faire du béton.
Si vous ne jouiez pas au basket
Deux autres métiers m'ont toujours intéressé : professeur d'EPS et journaliste sportif.
Votre famille
Je suis marié à Laure, ancienne basketteuse. Nous avons une fille qui a 9 ans, Estelle, qui a débuté depuis deux ans le basket et qui déjà commence à être passionné par ce sport.
Une tenue
C'est le survêtement en semaine et costume le soir du match ! Je suis pas très branché fringues. Jean aussi mais pas trop large ou trop bas comme on peut voir partout maintenant (rires) .
Votre dernier concert
Supertramp ! Il y a deux ans à Toulon.
Un CD
Plus un style de musique : soul, funk des années 70-80. Quelques artistes qui me plaisent bien comme George Duke ou Earth, wind and fire mais sans avoir une préférence particulière.
 Un film
Gamin Midnight express, plus tard Itinéraire d'un enfant gâté, dernièrement... pas grand chose à part peut-être Les chemins de la dignité avec De Niro.
Un livre
Je m'y suis mis un peu car ma femme m'a donné le goût de la lecture et les déplacements font qu'on a du temps. Je lis les livres de Marc Lévy entre autres ainsi que Grangé, Robert Lugdum aussi ces derniers temps. Ce sont tous des livres bien d'actualité par rapport au clonage, des trucs comme ça. Etant jeune, je me souviens aussi d'un livre appelé Le tunnel, d'André Lacaze, qui m'avait marqué.
Un magazine ou un journal
On va pas citer les revues de basket car c'est classique. L'Equipe tous les jours ! Sinon VSD le week-end. Je ne lis pas les quotidiens nationaux style Le Monde ou Le Figaro. Je préfère les quotidiens régionaux comme Var Matin auparavant et La Montagne maintenant.
Votre dernière folie
Qu'est-ce qu'on peut appeler folie ? ... On s'est acheté un écran plasma.
Un surnom
Il y en a un qui va commencer à me coller car Monclar n'arrête pas de le sortir c'est la Borguasse ! Je sais pas pourquoi il a sorti ça (rires) . Gamin c'était Loule et maintenant, l'altesse Monclar m'appelle la Borguasse donc les entraîneurs avec qui j'ai de bonnes relations s'amusent à m'appeler comme ça.
Trois choses à sauver en cas d'incendie
La télé, ça me paraît difficile (rires) . Je dirai les souvenirs, tout ce qui peut être photos ou K7. L'unité centrale non car je suis incapable d'archiver quoique ce soit dans un ordinateur. Je ne suis pas bijoux donc ça me pose aucun problèmes. Bêtement, tout ce qui est administratif, papiers importants car on s'aperçoit des difficultés pour les refaire.
Votre principal trait de caractère
La franchise. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis. Je n'arrive pas trop à me retenir selon le contexte, à me dire que c'est peut-être pas le moment. L'avantage c'est que les gens savent tout de suite ce que je ressens mais cinq minutes après, c'est oublié et je passe rapidement à autre chose.
Et celui dont vous êtes le moins fier
J'ai mauvais caractère et quand je fais la gueule, je fais la gueule ! Il faut que je m'échappe car je peux devenir assez rapidement insupportable. Ca peut être un soir de match (rires).
Une habitude avant les matches
Ah oui, il y a un rituel car c'est un jour particulier. C'est sieste obligatoire, en espérant ne pas être dérangé. C'est café obligatoire aussi. C'est traîner volontairement et perdre du temps à regarder n'importe quoi à la télévision. Tout pour se mettre en retard et se donner un coup de speed, prendre vite sa douche et s'habiller. J'aime bien être à la bourre les soirs de match, c'est devenu une habitude.
Le rasage n'a jamais lieu le matin du match mais toujours après la sieste. Ca peut aussi être un style de tenue qui gagne, même chemise, même cravate... Ca m'est un peu passé car quand on arrive en ProA avec seulement 10 victoires dans la saison, on se dit que ça risque de revenir cher (rires) ! C'est aussi une arrivée à la même heure à la salle, un rituel pour fermer la voiture, une position dans le vestiaire, un emplacement dans la salle pour regarder les espoirs. A Hyères, mon kiné me mettait chaque fois avec un strap un morceau de sucre sur le tableau blanc. Lors de l'échauffement à domicile, ma fille vient aussi systématiquement m'embrasser.
Ce que vous changeriez dans votre vie
Je recadrerai bien le terme amitié, savoir ce que ça représente vraiment à mes yeux et aux yeux de mes proches. C'est une réflexion que j'aimerai transmettre à ma fille. Qu'est-ce que c'est réellement que l'amitié ? Comment peut-on la percevoir ? Est-ce qu'il est prudent de s'ouvrir pleinement aux autres ou est-il préférable de rester un peu dans la réserve ? C'est une question qui me semble d'actualité. On vit dans un monde un peu égoïste et, dans les relations humaines, on a plus souvent de mauvaises suprises que de bonnes. J'essaie d'avoir une vigilance accrue par rapport à tout ça.
Ce qui vous empêche de dormir
La défaite ! Je trouve le sommeil très tard. Je dors bien avant un match mais pas après, quelque soit l'issue de la rencontre car il y a toute la tension du match qui met du temps à s'évacuer. Ca peut aussi être la maladie d'un des mes proches
Ce qui vous met de mauvais poil
C'est pas bien ça mais c'est de ne pas avoir de cigarettes sur moi. Je suis franc en le disant. Gros fumeur et gros défaut (rires) . J'ai arrêté neuf mois il y a quelques années mais je me suis trouvé un bon prétexte pour recommencer. Il y en a pleins pour s'y remettre mais il y en a de moins bons pour s'arrêter. |